Texte Libre

Dimanche 21 juin 2009

«Je suis contre tout ce qui peut restreindre la liberté d’expression de toute personne. Mes opinions ne changeront pas tant que ne m’auront pas convaincu d’autres opinions.
Me terroriser, m’exclure de l’université, m’emprisonner, ne vont pas changer mon esprit. Le fait d’inciter les gens à me tuer, à me déclarer « hérétique », ne me fait pas paniquer. Seuls les gens stupides, faibles, bornés, usent de ces méthodes pour justifier leurs actions brutales visant à briser les plumes des écrivains, et à faire taire leurs voix. Ils ne peuvent pas y arriver. »

Karim Amer, jeune cyberdissident, est condamné à quatre ans d’emprisonnement le 22 février 2007, pour avoir critiqué dans ses blogs les autorités religieuses de l’université Al-Azhar en Égypte et le président égyptien, Mohammed Hosni Moubarak. Il a alors 23 ans. 

 Il avait déjà été arrêté une première fois pendant douze jours par les autorités égyptiennes en octobre 2005 pour un article publié sur son blog, où il avait notamment parlé des émeutes interconfessionnelles à Alexandrie, après qu’une rumeur ait accusé une église copte d’avoir projeté une vidéo contre l’Islam. Inculpé puis remis en liberté, en mars 2006, il est renvoyé de l’université Al-Azhar au Caire où il était étudiant en droit, le conseil de discipline de l’université l’ayant jugé coupable de blasphème envers l’Islam. À la suite d’une plainte déposée par son université, il est de nouveau arrêté le 7 novembre 2006 et maintenu en détention jusqu’à sa condamnation en février 2007.
Au début, Karim est détenu avec des prisonniers de droit commun. Dans une lettre à son avocat, il dit avoir subi des mauvais traitements par d’autres prisonniers et par son gardien. L’une de ses dents aurait été cassée. Par la suite, il a été amené dans une cellule « disciplinaire », menotté et, sur ordre du même gardien, ces mêmes prisonniers l’ont battu de nouveau.
Mi-2008, Karim est transféré à la prison Borg Al-Arab, à Alexandrie, dans un quartier pour prisonniers politiques. Il reçoit désormais des visites régulières de son avocat, il a accès à la radio et aux journaux et peut écrire et recevoir du courrier.
Karim a pu faire appel auprès de la Cour de cassation, mais aucune date d’examen n’a été fixée : dans le meilleur des cas, cette cour, si elle juge que la procédure n’a pas été respectée, peut ordonner l’ouverture d’un nouveau procès, mais elle ne pourra ni l’acquitter ni changer les termes de sa sentence.
Cette condamnation d’un blogueur pour ses écrits sur son blog crée un précédent inquiétant pour la très importante communauté de blogueurs égyptiens, internet étant devenu un espace d’expression majeur dans ce pays pour émettre des critiques vis-à-vis du président,
et dénoncer des violations de droits humains. Les blogueurs ont ainsi été parmi les premiers à diffuser des vidéos de torture et autres mauvais traitements dans les postes de police.

 
En Égypte, les restrictions à la liberté d’expression, d’association et de rassemblement, sont nombreuses. Les ONG sont confrontées à de nombreux obstacles et les journalistes subissent menaces, harcèlement et même emprisonnement à cause de leur travail.


Lettre (extrait) de Karim Amer, 4 septembre 2007.

Par MARCUS AURELIUS ANTONINUS
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Dimanche 21 juin 2009



 

«Je suis contre tout ce qui peut restreindre la liberté d’expression de toute personne. Mes opinions ne changeront pas tant que ne m’auront pas convaincu d’autres opinions.
Me terroriser, m’exclure de l’université, m’emprisonner, ne vont pas changer mon esprit. Le fait d’inciter les gens à me tuer, à me déclarer « hérétique », ne me fait pas paniquer. Seuls les gens stupides, faibles, bornés, usent de ces méthodes pour justifier leurs actions brutales visant à briser les plumes des écrivains, et à faire taire leurs voix. Ils ne peuvent pas y arriver. »

Karim Amer, jeune cyberdissident, est condamné à quatre ans d’emprisonnement le 22 février 2007, pour avoir critiqué dans ses blogs les autorités religieuses de l’université Al-Azhar en Égypte et le président égyptien, Mohammed Hosni Moubarak. Il a alors 23 ans. 

 Il avait déjà été arrêté une première fois pendant douze jours par les autorités égyptiennes en octobre 2005 pour un article publié sur son blog, où il avait notamment parlé des émeutes interconfessionnelles à Alexandrie, après qu’une rumeur ait accusé une église copte d’avoir projeté une vidéo contre l’Islam. Inculpé puis remis en liberté, en mars 2006, il est renvoyé de l’université Al-Azhar au Caire où il était étudiant en droit, le conseil de discipline de l’université l’ayant jugé coupable de blasphème envers l’Islam. À la suite d’une plainte déposée par son université, il est de nouveau arrêté le 7 novembre 2006 et maintenu en détention jusqu’à sa condamnation en février 2007.
Au début, Karim est détenu avec des prisonniers de droit commun. Dans une lettre à son avocat, il dit avoir subi des mauvais traitements par d’autres prisonniers et par son gardien. L’une de ses dents aurait été cassée. Par la suite, il a été amené dans une cellule « disciplinaire », menotté et, sur ordre du même gardien, ces mêmes prisonniers l’ont battu de nouveau.
Mi-2008, Karim est transféré à la prison Borg Al-Arab, à Alexandrie, dans un quartier pour prisonniers politiques. Il reçoit désormais des visites régulières de son avocat, il a accès à la radio et aux journaux et peut écrire et recevoir du courrier.
Karim a pu faire appel auprès de la Cour de cassation, mais aucune date d’examen n’a été fixée : dans le meilleur des cas, cette cour, si elle juge que la procédure n’a pas été respectée, peut ordonner l’ouverture d’un nouveau procès, mais elle ne pourra ni l’acquitter ni changer les termes de sa sentence.
Cette condamnation d’un blogueur pour ses écrits sur son blog crée un précédent inquiétant pour la très importante communauté de blogueurs égyptiens, internet étant devenu un espace d’expression majeur dans ce pays pour émettre des critiques vis-à-vis du président,
et dénoncer des violations de droits humains. Les blogueurs ont ainsi été parmi les premiers à diffuser des vidéos de torture et autres mauvais traitements dans les postes de police.

 
En Égypte, les restrictions à la liberté d’expression, d’association et de rassemblement, sont nombreuses. Les ONG sont confrontées à de nombreux obstacles et les journalistes subissent menaces, harcèlement et même emprisonnement à cause de leur travail.


Lettre (extrait) de Karim Amer, 4 septembre 2007.
Par MARCUS AURELIUS ANTONINUS
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Samedi 20 juin 2009

En établissant un lien entre le déficit des comptes sociaux creusé par la crise et un éventuel allongement de l’âge de la retraite, le gouvernement fait diversion. Dans la période que nous vivons, cela nous paraît complètement déplacé.

D’autant plus que ce sont les publics seniors qui sont actuellement ciblés par les suppressions d’emplois. Dès lors qu’un grand nombre d’entreprises se trouvent dans l’incapacité de retenir leurs salariés âgés, il est incompréhensible que l’on envisage d’augmenter l’âge de la retraite.

La commission des comptes de la Sécurité sociale met en lumière l’ampleur des déficits sociaux. Mais en braquant les projecteurs uniquement sur les coûts de notre protection sociale au sens large, on occulte ce qui est reconnu par tous : sa considérable valeur ajoutée en tant qu’amortisseur social en temps de crise. Loin de nier l’importance des dépenses supplémentaires générées par la situation économique et sociale, nous estimons cependant que cette qualité de notre système social doit être préservée et que l’État doit s’en porter garant en le soutenant.

Aussi, malgré son refus actuel, le gouvernement ne pourra pas faire très longtemps l’économie d’une contribution des plus hauts revenus. Et c’est pourquoi nous proposons, afin de financer en partie les déficits sociaux, la création d’une tranche supplémentaire d’imposition et la suppression des exonérations fiscales sur les droits de succession en affectant ces produits à la dette. Pour la CFDT, il est évident que ces mesures doivent s’inscrire dans un processus de réforme plus large prévoyant notamment la suppression du bouclier fiscal et les exonérations de charges sur les heures supplémentaires. De même, la question des retraites doit faire l’objet d’une réforme globale. Mais ce n’est pas le sujet aujourd’hui.

Par ailleurs, en globalisant les comptes sociaux, on mélange des déficits de natures différentes. Les uns sont générés par la gestion de salaires différés (comme les retraites) ou de prestations (comme les allocations familiales), alors que les autres relèvent d’un système, la santé finançant un pan de l’économie qui participe pour 11 % à la création du PIB et emploie plus de deux millions de personnes. Un secteur stratégique pour l’avenir du fait de ses emplois et de sa haute technicité à forte valeur ajoutée.

Certes, il est nécessaire d’améliorer l’efficience de notre système de santé, mais ajouter à son déficit ceux des branches Retraite et Famille, qui ne sont pas du même ordre, n’a pas de sens. Sans sous-estimer l’importance des questions financières, on ne peut considérer cet ensemble de problématiques sous ce prisme unique et réducteur comme le fait le gouvernement. Il relance ainsi une polémique idéologique et inutile. Le débat public mérite mieux.

Par MARCUS AURELIUS ANTONINUS
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Jeudi 4 juin 2009
Les huit organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires et UNSA, ont tenu une conférence de presse commune au siège de la CFDT, le 26 mai, pour présenter leur nouvelle plateforme commune de revendications en vue de la journée nationale de mobilisation du samedi 13 juin.


Ce nouveau document, court et synthétique
, est issu de la déclaration commune du 5 janvier, dont il reprend les mesures les plus urgentes pour les salariés touchés par la crise. Les organisations syndicales appellent le gouvernement à « mettre le social centre de la politique économique ». Pour cela l’intersyndicale lui demande de revaloriser les salaires, les minima sociaux, les pensions et les retraites, de mettre en œuvre un plan réellement ambitieux pour l’emploi des jeunes et de prolonger l’indemnisation des demandeurs d’emploi en fin de droit. Parallèlement il est demandé la fin de la défiscalisation des heures supplémentaires et la mise à contribution des stock-options « au financement des mesures sociales ». L’Etat employeur est pour sa part sommé de renoncer dans les fonctions publiques aux suppressions d’emplois prévues pour 2009 et 2010.

Les huit organisations syndicales interpellent également le patronat qui, comme le précise Marcel Grignard, « par son immobilisme depuis le début de la crise, porte un grande responsabilité dans le retard mis à s’attaquer à la  situation sociale actuelle ». Il est ainsi demandé aux employeurs d’ouvrir au plus vite des négociations sur les salaires, la répartition et la redistribution des richesses produites dans les entreprises, ou encore sur l’amélioration de l’accès au chômage partiel, tant sur la durée qu’au niveau de l’indemnisation, associé à des formations qualifiantes.

Maintenir la pression pour obtenir des résultats

Pour la CFDT, « il s’agit de revendications articulées autour d’une meilleure redistribution des richesses de façon à obtenir des avancées concrètes pour les salariés » En effet selon Marcel Grignard, « il est indispensable de maintenir la pression à la fois sur le patronat et sur le gouvernement de façon à obtenir rapidement des résultats significatifs ». Confirmant la volonté de prolonger l’intersyndicale, le secrétaire national ajoute que ce texte « doit permettre une large diffusion des revendications auprès des salariés et d’assurer une forte mobilisation d’ici l’été », notamment lors de la journée nationale d’action du 13 juin. Enfin, Marcel Grignard met en garde gouvernement et patronat : « si d’aventure ils s’obstinent à rester sourds aux revendications légitimes des salariés, ils doivent s’attendre à des démotivations et des rancœurs qui seront dommageables pour tout le monde ! ».
http://www.cfdt.fr/rewrite/article/19929/zoom-sur/la-carte-des-mobilisations-cfdt-du-13-juin-2009.htm?idRubrique=6896

Nicolas Ballot

Par MARCUS AURELIUS ANTONINUS
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Mardi 26 mai 2009

Action Cambodge concernant l’expulsion forcée imminente du « Groupe78 » à Phnom Penh de l'équipe "personnes en danger" .

Une cour de Phnom Penh a rejeté l'un des deux appels des avocats.C'est une mauvaise nouvelle, mais nous ne devons pas renoncer à continuer la pression sur les autorités cambodgiennes, qui, à ce jour, a sûrement contribué à ce que l'expulsion n'ait pas déjà eu lieu.

    

La pétition en ligne a été mise à jour, vous pouvez la signer sans problème. Nous avons aussi alerté les autorités françaises pour qu'elles interviennent auprès de leur homologues cambodgiens.

http://cambodgesoir.info/index.php?option=com_content&view=article&id=21379:phnom-penh--un-projet-de-relogement-a-linitiative-des-habitants&catid=19:societe&Itemid=38

http://www.amnesty.fr/index.php/agir/campagnes/personnes_en_danger/actions/cambodge_habitants_du_groupe_78__1/appel_urgent_pour_les_habitants_du_groupe_78

 

Par MARCUS AURELIUS ANTONINUS
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