«Je suis contre tout ce qui peut
restreindre la liberté d’expression de toute personne. Mes opinions ne changeront pas tant que ne m’auront pas convaincu d’autres opinions.
Me terroriser, m’exclure de l’université, m’emprisonner, ne vont pas changer mon esprit. Le fait d’inciter les gens à me tuer, à me déclarer « hérétique », ne me fait pas paniquer. Seuls les gens
stupides, faibles, bornés, usent de ces méthodes pour justifier leurs actions brutales visant à briser les plumes des écrivains, et à faire taire leurs voix. Ils ne peuvent pas y arriver. »
Karim Amer, jeune cyberdissident, est condamné à quatre ans d’emprisonnement le 22 février 2007, pour avoir critiqué
dans ses blogs les autorités religieuses de l’université Al-Azhar en Égypte et le président égyptien, Mohammed Hosni Moubarak. Il a alors 23 ans.
Il avait déjà été arrêté une première fois pendant douze jours par les autorités
égyptiennes en octobre 2005 pour un article publié sur son blog, où il avait notamment parlé des émeutes interconfessionnelles à Alexandrie, après qu’une rumeur ait accusé une église copte
d’avoir projeté une vidéo contre l’Islam. Inculpé puis remis en liberté, en mars 2006, il est renvoyé de l’université Al-Azhar au Caire où il était étudiant en droit, le conseil de discipline de
l’université l’ayant jugé coupable de blasphème envers l’Islam. À la suite d’une plainte déposée par son université, il est de nouveau arrêté le 7 novembre 2006 et maintenu en détention jusqu’à
sa condamnation en février 2007.
Au début, Karim est détenu avec des prisonniers de droit commun. Dans une lettre à son avocat, il dit avoir subi des
mauvais traitements par d’autres prisonniers et par son gardien. L’une de ses dents aurait été cassée. Par la suite, il a été amené dans une cellule « disciplinaire », menotté et, sur ordre du
même gardien, ces mêmes prisonniers l’ont battu de nouveau.
Mi-2008, Karim est transféré à la prison Borg Al-Arab, à Alexandrie, dans un quartier pour prisonniers politiques.
Il reçoit désormais des visites régulières de son avocat, il a accès à la radio et aux journaux et peut écrire et recevoir du courrier.
Karim a pu faire appel auprès de la Cour de cassation, mais aucune date d’examen n’a été fixée : dans le meilleur
des cas, cette cour, si elle juge que la procédure n’a pas été respectée, peut ordonner l’ouverture d’un nouveau procès, mais elle ne pourra ni l’acquitter ni changer les termes de sa
sentence.
Cette condamnation d’un blogueur pour ses écrits sur son blog crée un précédent inquiétant pour la très importante communauté de blogueurs égyptiens, internet étant devenu un espace d’expression
majeur dans ce pays pour émettre des critiques vis-à-vis du président,et dénoncer des violations de
droits humains. Les blogueurs ont ainsi été parmi les premiers à diffuser des vidéos de torture et autres mauvais traitements dans les postes de police.
En Égypte, les restrictions à la liberté d’expression, d’association et de rassemblement, sont nombreuses. Les ONG sont confrontées à de nombreux obstacles et les journalistes subissent menaces,
harcèlement et même emprisonnement à cause de leur travail.
Lettre (extrait) de Karim Amer, 4 septembre 2007.
En établissant un lien entre le déficit des comptes sociaux creusé par la crise et un éventuel allongement de l’âge de la retraite, le gouvernement fait diversion. Dans la période
que nous vivons, cela nous paraît complètement déplacé.
rnement à « mettre le social
centre de la politique économique ». Pour cela l’intersyndicale lui demande de revaloriser les salaires, les minima sociaux, les pensions et les retraites, de mettre en œuvre un plan
réellement ambitieux pour l’emploi des jeunes et de prolonger l’indemnisation des demandeurs d’emploi en fin de droit. Parallèlement il est demandé la fin de la défiscalisation des heures
supplémentaires et la mise à contribution des stock-options « au financement des mesures sociales ». L’Etat employeur est pour sa part sommé de renoncer dans les fonctions
publiques aux suppressions d’emplois prévues pour 2009 et 2010.
vite des négociations sur les salaires, la répartition et la redistribution des richesses produites dans les entreprises, ou
encore sur l’amélioration de l’accès au chômage partiel, tant sur la durée qu’au niveau de l’indemnisation, associé à des formations qualifiantes.