Le Président de la République vient d’annoncer la généralisation du RSA. La CFDT approuve la création de ce dispositif qui permet
de cumuler des revenus de la solidarité et du travail. Il s’adressera à la fois aux bénéficiaires de certains minimas sociaux reprenant un emploi, comme aux travailleurs pauvres occupant un
emploi précaire. C’est la logique défendue par la CFDT tout au long de la phase de construction et de concertation et pendant le Grenelle de l’insertion.
La CFDT se félicite des choix du gouvernement pour financer le RSA, puisqu’ il a décidé de mettre à contribution les revenus
du capital : patrimoine et placement. Cela permet de préserver la prime pour l’emploi que continueront à percevoir les bénéficiaires. Pour faire contribuer les plus hauts revenus, la CFDT
demande que la mise en œuvre de ce nouveau prélèvement soit hors du bouclier fiscal.
La CFDT demande l’amélioration du dispositif pour ne pas exclure du RSA certaines populations : jeunes, étrangers (hors de
l’Union européenne)…
La CFDT attend maintenant des engagements de négociations de branches, en priorité celles où la pauvreté et la précarité sont
très importantes. Car c’est par la négociation que l’on évitera les dérives possibles.
Pour la CFDT, le RSA doit être un levier de progression sociale et professionnelle pour les quatre millions de personnes
concernées, il doit s’inscrire dans une démarche de sécurisation des parcours professionnels.
Par MARCUS AURELIUS ANTONINUS
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